Il existe des complexes visibles.
Et puis il y a ceux que l’on apprend à gérer en silence.
Les oreilles décollées en font partie.
On s’y habitue. On s’adapte. On trouve des stratégies : cheveux toujours lâchés, angles évités sur les photos, gestes automatiques devant le miroir.
Ce n’est “pas si grave”.
Et pourtant, c’est assez présent pour y penser souvent.
Ce complexe n’est pas une question d’esthétique pure.
Il touche à l’image de soi, à la spontanéité, à la liberté de se montrer tel que l’on est — sans calcul.
Parler de ce sujet, ce n’est pas l’amplifier.
C’est reconnaître qu’il existe.
Et parfois, cette reconnaissance suffit déjà à alléger le regard que l’on porte sur soi.


